À propos

Entre-Temps est une revue d’histoire actuelle, collective et entièrement gratuite, attachée à la chaire de Patrick Boucheron, au Collège de France.

Entre-Temps est un service public de l’histoire prenant la forme d’un espace ouvert, dédié à une histoire plurielle, joyeuse, interdisciplinaire et intermédiale.

Entre-Temps est un espace d’échange, de débat, de création et de production.

 

Entre-Temps a pour but de mettre en avant des contenus divers (exclusifs ou récoltés sur internet). Nous cherchons à rendre visible la diversité et l’inventivité des nouvelles formes d’écritures de l’histoire en les repérant, les valorisant et en les connectant entre elles.

L’un des enjeux d’Entre-Temps est de proposer un regard, riche et divers, sur les manières dont l’histoire se construit et se déploie. Notre revue offre d’aller voir les cuisines et les coulisses, le « comment ça se fait » de la recherche, de l’écriture et de sa diffusion. Elle s’attache moins à des « produits finis » qu’aux chemins empruntés, aux démarches suivies, aux méthodes dépliées. C’est une de ses originalités, qui en fait un service public de l’histoire : faire découvrir à tout un chacun comment se fabrique un enjeu et un objet, qu’il s’agisse de livres, de films, d’expositions ou d’œuvres d’art. La dynamique et le processus y apparaissent tout aussi essentiels que les résultats auxquels on aboutit. Entre-Temps est un en-cours de l’histoire, un parcours dans son action au présent.

Dans la façon de montrer les chantiers et la fabrique des édifices, la dimension intermédiale est cruciale. Un axe singulier d’Entre-Temps est en effet de faire naître et de restituer des dialogues entre des univers différents mais qui tous prennent l’histoire pour objet. Il peut s’agir de chercheurs, d’enseignants, d’archivistes, d’écrivains, d’artistes peintres ou plasticiens, de cinéastes et documentaristes. L’essentiel tient dans leur travail commun, leurs échanges et leurs complémentarités, parfois même, pourquoi pas, dans les tensions que peuvent faire naître les divergences de leurs approches et de leurs centres d’intérêt.

 

Pour nous contacter et nous rejoindre

Entre-Temps est une revue numérique collaborative et collective. Vous êtes libres de nous proposer des contenus qui vous paraissent correspondre à notre ligne éditoriale. Vous pouvez nous envoyer vos propositions à l’adresse suivante, elles seront évaluées par notre Comité Éditorial :

entretemps.editorial@gmail.com

 

colloque-college-france-paris-07-2018-rightEntre-Temps est une revue numérique attachée à la chaire du Pr. Patrick Boucheron, « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle » au Collège de France.

 

 

Équipe

 

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Patrick Boucheron

 

RÉDACTEUR EN CHEF

Adrien Genoudet

 

ILLUSTRATIONS

Guillaume Chauchat

 

 

COMITÉ ÉDITORIAL :

Ludivine Bantigny

Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie et chercheuse associée au Centre d’histoire de Sciences Po Paris. Elle a travaillé sur la jeunesse, les générations, les formes de socialisation et d’engagement au XXe siècle et notamment de la guerre d’Algérie à nos jours. Ces dernières années, sa recherche a été consacrée à l’événement 1968 et aux différentes mobilisations qui l’ont suivi (féminismes, « révolution sexuelle », cultures politiques). Elle s’intéresse actuellement à l’histoire des projets de société et des futurs imaginés. Son travail est aussi tourné vers la conscience historique, les temporalités et l’historicité. Elle a entre autres publié 1968, de grands soirs en petits matins (Seuil, 2018), La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013, rééd. 2018), « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chausssettes ? ». Le genre de l’engagement dans les années 1968 (PUR, 2017, codirigé avec Fanny Bugnon et Fanny Gallot), Une histoire des journaux lycéens, avec une préface de Cabu, (Les Arènes, 2014), Hériter en politique. Filiations, générations et transmissions politiques (Allemagne-France-Italie XIXe-XXIe siècles) (PUF, 2011, codirigé avec Arnaud Baubérot), Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France (XIXe-XXIe siècles) (PUF, 2009, codirigé avec Ivan Jablonka) et Le Plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007).

 

Gil Barholeyns

Gil Bartholeyns est maître de conférences à l’université de Lille où il a occupé la chaire CNRS/université de culture visuelle de 2010 à 2015. Il enseigne à la Faculté des Sciences historiques, artistiques et politiques et anime depuis 2010 le séminaire « Culture matérielle et visuelle à l’Ecole doctorale Lille Nord de France ». Il est corédacteur en chef de Techniques & Culture, responsable de rubrique à Terrain, membre des comité de rédaction de Modes Pratiques et Civilisations. Il a collaboré à L’Histoire, Critique, Le Débat, Le Magazine Littéraire et a publié notamment Image et transgression au Moyen Âge (PUF, 2008), La Performance des images (Bruxelles, 2011), Politiques visuelles (Presses du réel, 2016).

 

Rémy Besson

Chercheur postdoctoral de l’Université de Montréal dans le cadre du partenariat international de recherche TECHNÈS, Rémy Besson a soutenu un doctorat à l’EHESS (Paris), portant sur la mise en récit du film Shoah de Claude Lanzmann. Il a été chercheur postdoctoral du Centre de Recherches Intermédiales sur les arts, lettres et techniques (CRIalt, Montréal, 2012-14) où il a assuré la coordination scientifique du projet international « Archiver à l’époque du numérique », puis au LLA-CREATIS (Toulouse II, 2014-15) où il a poursuivi ses travaux sur l’intermédialité. Spécialiste reconnu des rapports entre Histoire, Sciences humaines et cinéma à l’époque du numérique, il est également chargé de cours. La liste de ses publications est accessible en ligne : http://remybesson.blogspot.ca/. Il a publié, dernièrement, Shoah, une double référence ? (MkF éditions, 2017).

 

Gaëtan Bonnot

Enseignant à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne au sein du PIREH (Pôle Informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire). Il prépare depuis 2016 une thèse de doctorat sous la direction de Patrick Boucheron (Collège de France) et de Ghislain Brunel (Archives nationales) intitulée « Des traces aux échos d’une révolte : études sur la jacquerie de 1358 ».

 

Agnès Callu

Ancienne élève de l’École nationale des Chartes (Prix de thèse Lenoir) et de l’Institut national du Patrimoine (INP/Conservateur du Patrimoine – État/Musées), Docteure en histoire contemporaine de Sciences Po – Paris (Prix Chaix d’Est Ange de l’Académie des Sciences morales et politiques), Habilitée à diriger des recherches à l’EPHE, Agnès Callu est historienne et historienne de l’art.  Chercheur à l’Institut d’esthétique ACTE (Université Paris I Panthéon – Sorbonne /CNRS), elle est chercheur associée à l’École nationale des Chartes (Centre Jean-Mabillon / PSL), à l’École pratique des hautes études (Équipe HISTARA) et à l’ITEM/ENS (Équipe Processus de création / Genèse de l’œuvre). Elle a notamment publié en 2016, Gaëtan Picon, les Lettres et les Arts : dans l’atelier de la création [préf. Jean-Michel Leniaud], (Éditions Champion) et Autopsie du musée : étude de cas (1880-2010) [préf. Roland Recht,], (Éditions du CNRS), Culture et élites locales en France (1947-1989) [préf. Jean-Louis Fabiani] (Éditions du CNRS), Le Mai 68 des historiens, [préf. Patrick Boucheron], Presses universitaires de Lille et, avec Roland Recht, L’Historien de l’art : Conversation dans l’atelier (L’Atelier contemporain).

 

Laurent Cuvelier

Laurent Cuvelier est doctorant en histoire moderne au Centre d’histoire de Sciences-Po (CHSP) et ATER à l’Université de Caen Normandie. Ses travaux portent principalement sur l’histoire des villes et des sociétés urbaines dans l’Europe du XVIIIe siècle. Il s’intéresse également aux cultures visuelles et matérielles à l’époque des Lumières, ainsi qu’à la circulation de l’information orale et écrite en milieu urbain. C’est à partir de ces différents axes de recherche qu’il termine une thèse sous la direction de Stéphane Van Damme (EUI) et Antoine Lilti (EHESS) sur l’appropriation et la gestion de l’espace public par le biais de l’affichage – « Paris ville-affiche, Information, Attention visuelle et appropriation de l’espace public des années 1720 aux années 1790 ».

 

Adrien Genoudet

Adrien Genoudet est écrivain, cinéaste et chercheur en histoire visuelle, il prépare une thèse en cinéma et en histoire intitulée « L’effervescence des images : les Archives de la Planète d’Albert Kahn »(Université Paris VIII). Il est Attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) au Collège de France, attaché à la chaire du Pr. Patrick Boucheron depuis septembre 2016. Il enseigne le cinéma, l’histoire et les arts visuels à Sciences Po Paris depuis 2012 et à l’École Européenne Supérieure de l’Image (ÉESI). Il a également enseigné à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales entre 2013 et 2014. Depuis 2013, il est chercheur associé à l’Institut d’histoire du Temps Présent (IHTP) au CNRS et chercheur-associé au Musée Albert Kahn. Il a publié un premier essai Dessiner l’histoire. Pour une histoire visuelle, [préface de Pascal Ory] (2015) et est l’auteur d’un premier roman, L’Etreinte (2017). En 2017, il est lauréat du prix de la Fondation Hugot du Collège de France.

 

Pauline Guillemet

Pauline Guillemet est née à Boulogne-Billancourt en 1989. Après une double licence d’histoire et archéologie à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, obtenue en 2010, elle poursuit ses études d’histoire au Centre d’études des mondes africains (CEMAF) au sein duquel elle obtient son Master en 2012. Elle travaille alors sur le développement d’un savoir anthropologique autour des populations de la côte swahili en Afrique de l’Est à la fin du XVIIIe siècle. La préparation de l’agrégation, obtenue en 2015, la conduit vers l’histoire contemporaine. Après trois années d’enseignement dans le secondaire, elle prépare actuellement une thèse portant sur le médiévalisme de John Ruskin et la naissance de la sociologie urbaine dans la seconde moitié du XIXe siècle en Angleterre à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, sous la direction de Frédéric Moret et d’Étienne Anheim (EHESS).

Mathieu Larnaudie

Mathieu Larnaudie est un écrivain français né à Blois en 1977 et vivant à Paris. Son premier livre, Habitations simultanées, est paru chez Farrago en 2002. Après plusieurs livres dont Strangulation (Gallimard, 2008) ou Les Effondrés (Actes Sud, 2010), il publie chez Actes Sud en 2012 un livre très remarqué, Acharnement. Il mène depuis 2003 un travail de co-écriture avec le compositeur Pierre-Yves Macé, qui se décline en plusieurs projets parallèles : chanson pop (sous le nom d’Anita Drankhsal), lecture/performance (Hong Kong Police Terroriste Organisation) et composition radiophonique (Krinein et la Stratégie). Macé a également réalisé récemment une adaptation musicale du roman de Larnaudie, Pôle de résidence momentanée. Il est éditeur au sein  des éditions Inculte, notamment en littérature française et pour les projets collectifs.

 

Camille Louis

Camille Louis est artiste dramaturge, co-initiatrice du collectif international kom.post (composé de chercheurs, artistes et activistes) et docteure en philosophie. Elle a soutenu en 2016 sa thèse à l’Université Paris 8 sur « La recomposition de la politique dans les décompositions des politiques. Conflictualité des dramaturgies politiques ». Elle enseigne dans les Universités de Paris 7 et Paris 8 ainsi que, pour l’année 2017, dans l’université du Rosario à Bogota où elle a effectué un séjour post-doctoral, en parallèle de la réalisation d’un de ses projets artistiques : la Fabrique du commun, sur le thème de « mémoires conflictuelles et territoires ». Elle est aujourd’hui dramaturge associée à La Bellone (Bruxelles) et dramaturge pour différents festivals (« Hors Pistes » au Centre Pompidou, « Mondes Possibles » au théâtre Nanterre-Amandiers…). Ses travaux artistiques ont notamment été montrés au festival d’Avignon, festival TanzImAugust de Berlin, Biennale de Moscou, festival MIR d’Athènes, Idance à Istanbul, Festival International de Buenos Aires et, pour l’année 2017, festival Experimenta Sur de Bogota. Ses recherches en philosophie se déplacent régulièrement de la rédaction d’essais à des terrains d’action concret (en particulier, depuis quelques années, celui lié à la « condition migrante » où elle initie différents projets au croisement de l’écriture, de la création sonore et de la performance).

 

Ariane Mathieu

Ariane Mathieu est historienne et chef de rubrique à la revue L’Histoire. Spécialiste de la période khmère rouge, elle a notamment participé dernièrement à l’ouvrage dirigé par Pierre Bayard et Soko Phay-Vakalis, Cambodge, le génocide effacé (Éditions Cécile Defaut, 2013).

 

Sébastien Poublanc

Docteur en histoire moderne, Sébastien Poublanc est actuellement ingénieur de recherche contractuel en humanités numériques au LabEx Structuration des Mondes Sociaux à Toulouse, rédacteur en chef adjoint du magazine Mondes Sociaux et enseignant à l’Université Jean Jaurès de Toulouse. Dans le cadre de ses activités de recherche, il coordonne plusieurs projets en histoire numérique. Depuis 2015, il est l’un des coordinateurs du projet Euchronie, programme de recherche international et financé collectivement entre la France, le Canada, la Suisse et le Luxembourg. Partant du constat qu’une abondante production de contenus sur le passé est autopubliée sur le web, Euchronie vise à agréger, indexer, hiérarchiser et étudier cette multiplicité de contenus dans une perspective d’histoire publique et culturelle. Le projet fait ainsi émerger un nouvel objet de recherche – les connaissances sur le passé autopubliées en ligne – et prend la forme d’un site internet couplé à une base de données collaborative. Il coordonne aussi le projet « RTM-Num, le paysage restauré dans les Pyrénées ». Il s’agit d’un programme de recherche utilisant les collections photographiques des services de Restauration des Terrains en Montagne. Enfin, il coordonne depuis deux ans le projet des « Tribulations historiennes », projet pédagogique visant à relater le quotidien de jeunes chercheurs en Master II d’histoire moderne et contemporaine.

 

Clément Weiss

Clément Weiss est agrégé d’histoire et ancien élève de l’École Normale Supérieure de Lyon. Actuellement doctorant contractuel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il prépare depuis 2015 une thèse d’histoire moderne sur les formes d’agitation, d’insurrection et de violences contre-révolutionnaires à Paris pendant la Révolution française sous la direction de Pierre Serna (Paris 1 / IHMC). Ses travaux portent principalement sur l’histoire des bandes de jeunes réactionnaires, les violences de rue, l’autodéfense et l’armement individuel. En parallèle, il mène des recherches et des expérimentations sur les formes d’écriture qui utilisent sources et archives historiques comme matériaux littéraires ou poétiques.